Le budget à prévoir pour un séjour en maison de repos

Faire face à une perte d’autonomie

personne agee

Depuis quelques années, le vieillissement global de la population ne cesse d’augmenter. Ce phénomène se traduit alors par un nombre croissant de personnes âgées ayant besoin de soins et de compagnie. La solitude, les problèmes de santé et de mobilité ainsi que la perte d’autonomie poussent donc de nombreux seniors à quitter leur domicile pour intégrer une maison de repos.

Toutefois, ce type d’établissement a un certain prix. Il ressort par ailleurs de plusieurs études que plus de la moitié des Belges ne dispose pas des ressources suffisantes pour couvrir le coût d’un séjour en maison de repos (et de soins). Mais quel est-il ? Quel budget faut-il prévoir pour intégrer ce type d’infrastructure ?
 

Quels sont les prix ?

Malgré une politique d’aide, les maisons de repos ont la réputation d’être une charge financière lourde pour les familles. Pourtant la Belgique propose un très bon rapport qualité-prix en comparaison avec ses voisins européens. De nombreux résidents étrangers (notamment français) traversent même la frontière pour trouver un hébergement chez nous.

Les prix pour un séjour dans un établissement de soins varient selon plusieurs critères tels que la situation géographique, le type d’institution ou encore la catégorie de chambre. La Flandre prend la tête du classement avec un budget mensuel moyen de 1559 €. Elle est suivie par la région bruxelloise (1475 €/mois) et par la Wallonie (1306 €/mois).

Le choix de la chambre

Intégrer une maison de repos est un changement important dans la vie de votre proche. Il est donc primordial qu’il s’y sente bien et cela passe d’abord par le choix de la chambre. En effet, c’est là qu’il passera une bonne partie de son temps. Vous aurez donc la possibilité de prendre une chambre double ou individuelle.

  • La chambre double est idéale pour les couples puisqu’ils auront tout l’espace et le confort nécessaire, mais également pour les personnes craignant la solitude ou encore celles avec un petit budget. Moins onéreux, ce type de chambre permet à la fois de tisser un lien social et de réduire le montant du loyer.
  • La chambre simple est préférable si votre proche désire garder son intimité ou s’il reçoit régulièrement de la visite. Toutefois, le prix sera plus élevé et certains établissements ne disposent que d’un nombre limité de chambres particulières.

Le secteur

Outre la région et le type de chambre, le secteur auquel est rattaché l’établissement a également un impact significatif sur la somme à débourser. En effet, comptez environ 1390 € par mois pour le secteur public contre 1450 € pour le secteur privé. Si vous souhaitez placer l’un de vos proches dans le secteur associatif, il faudra alors prévoir 1520 € en moyenne chaque mois.
 

Que comprend le budget ?

Peu importe l’institution que vous choisirez, la réglementation en vigueur impose à tous les établissements d’afficher clairement leur tarification. De plus, la convention d’hébergement doit impérativement indiquer les prix et les services inclus. Le budget à prévoir est donc réparti en deux grandes catégories : l’hébergement et les annexes.

L’hébergement

La partie principale des frais concerne le forfait hébergement. Qu’il s’agisse d’une maison de repos (MR) ou d’une maison de repos et de soins (MRS) ou encore d’une résidence services, le pensionnaire devra s’acquitter du paiement des frais liés à la consommation d’eau, d’électricité, de gaz et de chauffage. Ce forfait comprend également un service de literie et de blanchisserie pour les draps ainsi que l’entretien de la chambre.

Trois repas variés et équilibrés sont également repris dans cette formule hébergement et restauration. Sachez également que le personnel s’adapte aux différents régimes spécifiques tels que le diabète, les intolérances et autres allergies alimentaires.

Les frais annexes

En plus de ces services, d’autres coûts relativement conséquents sont à prendre en compte. Ils s’élèvent généralement à une centaine d’euros, mais peuvent rapidement grimper et même dépasser les 350 € par mois. Parmi ces dépenses parallèles, on retrouve notamment :

  • les frais de pharmacie et parapharmacie ;
  • le service de blanchisserie (sauf les draps) ;
  • les boissons ;
  • le coiffeur ;
  • certaines autres activités.

Les soins

La prise en charge des soins dépend du type d’établissement choisi. Dans une MRS, l’ensemble de frais liés à ces prestations est inclus dans le forfait initial. En revanche, pour une MR, le pensionné devra régler lui-même les visites du médecin, les séances de kinésithérapie ou encore les médicaments.

Les autres frais

En plus de ces dépenses déjà significatives, vous serez peut-être amené à fournir une garantie locative. Placé sur un compte bancaire bloqué ouvert au nom du résident, le montant versé ne peut être supérieur au prix mensuel d’hébergement. Cette somme sera remise au pensionnaire ou à ses ayants droit le jour du départ.

Le matériel d’incontinence fait également partie de ces suppléments que l’on a tendance à oublier. En effet, il est inclus dans le prix de la moitié des établissements seulement. Pensez donc bien à vous renseigner avant d’intégrer une structure, car la facture peut rapidement grimper à plus d’une centaine d’euros par mois.
 

L’intervention de la mutuelle

Les coûts d’une admission en maison de repos sont souvent peu accessibles pour la plupart des gens. Pour aider les seniors et leur famille à assumer ces dépenses, les mutuelles couvrent une partie des frais voire l’intégralité dans certains cas de figure.

Il est donc primordial de se renseigner en amont et de choisir sa mutuelle en fonction des options remboursées ou non. Il est également conseillé de comparer les offres et de prendre le temps de choisir celle qui correspond aux besoins spécifiques du futur pensionnaire. Sachez également que pour être remboursé, il vous faudra d’abord avancer ces frais avant que votre mutuelle ne vous reverse une partie de la somme.
 

Les aides financières disponibles

Parfois, il arrive que les revenus de résident couplé à l’intervention de la mutuelle restent insuffisants pour payer les services de l’établissement. Des aides ont donc été mises en place pour vous aider à financer ces différentes dépenses.

  • L’APA (allocation pour l’aide aux personnes âgées) s’adresse aux seniors de plus de 65 ans devant faire face à des frais supplémentaires en raison d’une diminution de leur autonomie. Ils rencontrent alors des difficultés à exercer des tâches quotidiennes. Pour plus de renseignements, consultez le site de l’Aviq ou d’Iriscare pour les Bruxellois.
  • La GRAPA (garantie de revenus aux personnes âgées) est octroyée par le Service fédéral des Pensions. Les aînés de plus de 65 ans avec de faibles ressources financières reçoivent donc une aide en fonction de leur situation. Comptez 1368,05 € pour une personne isolée et 912,03 € pour un cohabitant.
  • Le RIS (revenu d’intégration sociale) est une aide de dernier recours versée par le CPAS. Elle s’adresse uniquement aux personnes avec de très faibles revenus. Contactez le service de votre commune pour plus d’informations.


Faire le bon choix

Lorsque vient la décision difficile de quitter son logement pour une maison de repos, il est primordial de prendre son temps afin de sélectionner l’établissement qui correspond au mieux à vos besoins ou à ceux de vos proches. Pour ce faire, réalisez plusieurs visites dans différentes institutions et analysez les offres à tête reposée.

En effet, certaines semblent, de prime abord, avantageuses en raison de leur coût moins élevé, mais les frais annexes sont généralement peu nombreux, voire inexistants. Séance de kinésithérapie, blanchisserie, télévision, etc., bien qu’indispensables au confort du résident, toutes ces options peuvent rapidement faire grimper la note. Pensez donc bien à vous renseigner au préalable pour éviter les mauvaises surprises. Faites de même auprès de votre mutuelle afin de connaître les aides financières auxquelles vous avez droit.

En savoir plus

Maintenant que vous connaissez le budget à prévoir pour une admission dans une résidence pour seniors, il est également intéressant d’en savoir davantage sur le type d’établissements possibles en Belgique. En effet, plusieurs formules existent en fonction du degré d’autonomie du résident, de sa pathologie et de ses envies.